♦___●J'ai beau fermer les yeux. Ne plus penser a rien. Je ne peux pas oublier. Je nous revoi. Tous les deux sur cette route. Heureux. Insouciant. Encore enfantin. Sur cette aire d'autoroute. Installé sur le bar. On rigolait. Tu me faisait surtout rire. Puis me regardait dans les yeux. Avec ton sourir, tu sais celui qui me fait fondre. Un paquet de mikado en main, celui de maldoro dans la poche, et les clef de bagnole dans l'autre. Tu traverse le restaurant, avec une classe naturel, sans vouloir faire le mec je me la pete. Tu l'était sans le vouloir. Tes cheveux rebel, ta chemise a carreaux bleu allant parfaitement avec tes yeux ocean, et ta veste cuir caramel, ton jean et tes vans fétiche. Tu est beau. Je peux te regarder pendant des heures. Sans m'en lasser. On le sais si le quelqu'un avec qui on est, est fait pour nous. Toi, tu est mon tout, ma moitié, c'est simple on ne se quitte jamais. Je reprends mes esprits, en te voyant m'attendre a la porte. Toujours ce sourir au lèvre. Celui qui ne te quitte jamais. Je te rejoins. Il fait beau. Une soirée d'été. Il est environ huit heure. Une légère brise de vent nous chatouille les joues. Une clope a main. Un petit nuage de fumée nous entoure. Comme si l'on était dans une petite bulle. La fumée se disimule peu a peu, pour enfin disparaitre. Un bisou. On repart vers notre bagnole. Un bisou. Le moteur ronronne. Et c'est repartit. Encore une bonne centaine de kilomètre, pour arriver a destination. La radio allumée, le son au maximum. Nos voix réussissent malgrés tout a le recouvrir. Le compteur augmente. La vitesse, on aime. Cent cinquante au compteur. Un fou rire nous submerge. On en connait jamsi vraiment la cause exact. Un motel affiché a quelque kilomètre. Où nous avions prévu de s'arréter. Tu a préféré continué les quatre vingt dix kilomètre restant. Soit. Mais pour moi la fatigue commencais a s'accumuler. Je ferma les yeux. M'endormant en t'écoutant parlé. Se fut la dernière fois. Quand je rouvrit les yeux tout était blanc, un mal de crame atroce me prit tout d'un coup. J'étais sur un lit, une perfusion dans le bras, des gens m'entouraient, enfin je ne voyais seulement des silhouttes floue. Je referma les yeux. Les rouvri. Je pus alors m'apercevoir, que ces silhouettes était pour a vrai dire des infirmières, et un médecin. Je voyais leurs lèvres bouger, mais je n'entendais qu'un brouhaha confus. Ma migraine ne cessa d'augmenter. Je reconnue l'odeur, celle que je deteste, celle des hopitaux. Ce lieux que je haie le plus au monde. Propice aux mauvaises nouvelles. J'entendit enfin ces gens. Je retenue surtout ces mots, accident, fractures, coma léger, blessure au visage, et ce dernier seule survivante. Et tout cela se répétait. Enfin consciante. Pétrifié, je fondit en larme. Nous étions a dix kilomètre de l'arrivée. Seulement dix. Un coup de fatigue. Et le véhicule arriva dans le fossé, emportant sur son passage la bordure en acier. Je n'aurai jamais du m'endormir. J'aurai pu te réveiller. Et rien de tout cela ne serai arrivé. Non. Mieu. J'aurai du partir avec toi. Maintenant. Que vais-je faire, sans mon oxygène. Pourquoi ne suis-je pas resté dans ce p.tin de coma. Je ne tiens plus a la vie. Je ne suis plus de ce monde. Attends moi. Je viens te rejoindre. Mon amour. † ©